Bilan du procès en diffamation

MONTREAL (CANADA)
Présence [Montreal, Canada]

March 12, 2026

By François Gloutnay

Le cardinal Marc Ouellet c. Paméla Groleau

Le procès en diffamation qu’intente le cardinal Marc Ouellet contre l’agente de pastorale Paméla Groleau s’est terminé en fin de matinée, le mardi 10 mars 2026.

Tout au long de ce procès qui a débuté le lundi 2 mars, le préfet émérite du dicastère pour les Évêques a reproché à Paméla Groleau d’avoir déclaré publiquement qu’il l’aurait «agressée sexuellement» alors qu’elle était stagiaire en pastorale au sein de l’archidiocèse de Québec. Rappelons qu’en 2008, et jusqu’en 2010, le cardinal Ouellet était archevêque de Québec.

L’allégation reprochée est mentionnée dans un document judiciaire en soutien à l’action collective contre l’archidiocèse de Québec, déposé en Cour supérieure en août 2022. Elle aurait aussi été formulée par la suite «dans divers médias» par Mme Groleau ainsi que par ses avocats.

La «bombe» du 16 août 2022

Lors de la première journée du procès tenu au palais de justice de Montréal, le cardinal Marc Ouellet a longuement témoigné. Il a expliqué comment il a vécu la journée du 16 août 2022, lorsque son nom est apparu dans la Demande introductive d’instance – un document judiciaire déposé dans le cadre d’une action collective contre l’archidiocèse de Québec.

Une femme, qu’on nomme alors F., y dénonce des gestes posés par le cardinal lors d’événements publics, dont un massage de ses épaules «avec force» et une main trop insistante dans son dos qui se déplace «jusqu’à ses fesses». F. dénonce aussi d’autres gestes commis par un prêtre de l’archidiocèse.

[Durant le procès, aucun intervenant n’a montré un article de presse dans lequel Paméla Groleau désigne le cardinal Marc Ouellet comme coupable d’agression sexuelle.]mononcle

«Le cardinal Marc Ouellet visé par des allégations d’agression sexuelle», titre alors un média électronique. «Le cardinal Marc Ouellet, qui a déjà été pressenti pour devenir pape, fait l’objet d’allégations d’agressions sexuelles, lui qui aurait embrassé par le passé une stagiaire du diocèse de Québec, en plus de lui avoir touché les fesses», raconte de son côté un quotidien québécois.

Le cardinal Ouellet séjourne en France quand il lit ces titres et articles. C’est une «bombe», dit-il. «Je suis accusé d’agressions sexuelles», apprend-il. «À cause de ma notoriété et de mes fonctions», ces allégations font très rapidement «le tour du monde», a-t-il déploré la semaine dernière.

Trois jours plus tard, le 19 août, le cardinal Ouellet émet une déclaration dans laquelle il nie avoir eu «des gestes inappropriés » contre cette femme identifiée par la lettre F. (Pourquoi F.? C’est le 6e cas anonyme présenté dans le document judiciaire.)

Ce sont des «fausses accusations», dit-il, «Je nie avec fermeté avoir eu des gestes inappropriés sur sa personne et je considère comme diffamatoires l’interprétation et la diffusion de ces allégations comme agressions sexuelles. Si une enquête civile devait être ouverte, j’entends y participer activement afin que la vérité soit établie et que mon innocence soit reconnue».

Notons que durant le procès qui s’est déroulé du 2 au 10 mars 2026, aucun intervenant n’a montré un article de presse dans lequel Paméla Groleau désigne elle-même le cardinal Marc Ouellet comme coupable d’agression sexuelle.

«Ce n’est pas ma manière d’agir»

Lundi 2 mars, le cardinal s’est de nouveau déclaré offusqué devant les allégations qui sont consignées dans un document judiciaire. Il répète que «l’interprétation et la diffusion» de ces allégations sont diffamatoires.

Il déclaré aussi avoir été «instrumentalisé pour faire avancer la cause» [de l’action collective]. Il se dit toujours consterné, «en colère» même, de voir que ce qu’on lui reproche a été inséré «dans le même panier que des abus gravissimes» commis contre des enfants. Être «amalgamé» à des pédophiles, «c’est plus qu’insultant, a-t-il martelé, c’est infamant».

Se souvient-il d’avoir massé les épaules d’une jeune agente de pastorale? Lui a-t-il chuchoté des mots à l’oreille? A-t-il cherché à l’embrasser? À ces questions de l’avocat Alain Arsenault, le cardinal répond avec fermeté: «Je n’ai pas le souvenir de m’être trouvé dans ces situations», répond-il. «Ce n’est pas ma manière d’agir avec des inconnues.»

Il explique aussi que durant de tels événements, qui peuvent rassembler plusieurs centaines de personnes comme c’est le cas lors de l’ordination d’un prêtre, il est constamment «au centre de l’attention» et que beaucoup de gens cherchent à s’entretenir avec lui, à le saluer, à lui serrer la main. «Je n’ai jamais beaucoup de temps pour chacun des participants, confie-t-il. Mais masser les épaules d’une jeune femme? Je n’arrive pas à me représenter cela.»

Le cardinal, qui est un homme chaleureux – ce sont ses propres mots – reconnaît qu’il a pu «mettre la main sur l’épaule» de Paméla Groleau. Mais lui masser longuement les épaules, «alors là, je tombe des nues, je n’arrive pas à me représenter cela», a-t-il déclaré en secouant la tête.

Le récit de Paméla Groleau

Le jeudi 5 mars, Paméla Groleau a été appelée à la barre afin d’être interrogée par son avocat, Me Alain Arsenault, puis contre-interrogée par Me Dominique Ménard, l’avocate du cardinal.

Elle a d’abord expliqué son cheminement professionnel au sein de l’archidiocèse de Québec, comme stagiaire et comme agente de pastorale.

Elle a raconté ensuite qu’entre 2008 et 2010, le cardinal, son supérieur, a eu envers elle des gestes inappropriés. Ces gestes, elle les a présentés, une décennie plus tard, au Comité-conseil sur les abus sexuels envers les personnes mineures ou vulnérables de l’archidiocèse de Québec. En janvier 2021, ce comité s’empresse d’informer le cardinal Gérald Lacroix de la teneur des propos de Mme Groleau. L’archevêque de Québec lui dit qu’elle doit faire part au pape François des gestes qu’aurait commis envers elle son prédécesseur.

Au palais de justice, la semaine dernière, Paméla Groleau a repris les quatre gestes qu’elle a décrits au pape.

Lors d’une rencontre tenue à Beauport, explique-t-elle, «j’ai senti deux mains se poser sur mes épaules et se mettre à me masser les épaules avec force. J’ai levé les yeux et c’était le cardinal Ouellet qui se tenait derrière moi, me massant les épaules. Il m’a regardé, m’a souri et m’a caressé le dos. Il est reparti.»

Dans sa lettre au pape, elle déclare aussi que «chaque fois que Mgr était présent, j’avais droit à des embrassades avec des caresses du dos. Cette trop grande familiarité m’a mise tellement mal à l’aise que je redoutais ces événements».

À une autre occasion, le cardinal lui aurait chuchoté à l’oreille: «Mais ça fait deux fois qu’on se voit cette semaine. Mais je peux bien vous embrasser à nouveau. Il n’y a pas de mal à se gâter un peu.»

Enfin, le cardinal l’aurait embrassé et sa main aurait glissé dans son dos «jusqu’au pli fessier». Dans sa lettre au pape, Paméla Groleau décrivait cette partie du corps comme étant cette «zone grise du dos, celle qui est trop près des fesses pour être touchée par un inconnu et encore moins par son patron, mais pas assez bas pour être les fesses et qu’on puisse parler d’attouchement.»

Contre-interrogatoires et plaidoiries

Déterminée et solide durant son interrogatoire, Paméla Groleau a toutefois émis des réponses hésitantes durant son contre-interrogatoire, notamment sur la durée du massage. Elle suggère aussi qu’un seul geste peut être qualifié d’attouchement : «c’est la main au niveau des fesses». Cette distinction n’apparaît pas dans la Demande introductive d’instance.

Durant ce contre-interrogatoire, on ne lui a présenté aucun article dans lequel elle serait citée et alléguerait avoir été agressée sexuellement par le cardinal Marc Ouellet.

Lors de sa plaidoirie du lundi 9 mars, Me Dominique Ménard, l’avocate du cardinal, a expliqué que Mme Groleau s’était révélée une témoin «peu fiable» et «incohérente». Elle lui a reproché, ainsi qu’à ses avocats, d’avoir utilisé l’expression «agressions sexuelles» (au pluriel) en sachant très bien que cela aurait des conséquences dramatiques sur la réputation du cardinal Marc Ouellet.

Les propos qu’elle et ses avocats ont tenus dans les médias sont donc diffamatoires, a-t-elle avancé. Ils ont terni à jamais «le parcours exceptionnel» et « sans taches » du cardinal Marc Ouellet, qui s’est lui-même présenté au début du procès comme le «bras droit des papes Benoît et François».

Mardi 3 mars, ce fut au tour de Me Justin Wee, un autre avocat de Paméla Groleau, de présenter sa plaidoirie. Il a rappelé que sa cliente «n’a aucun contrôle sur ce que rapportent les journalistes». Pour Me Wee, il était donc injustifié de prétendre qu’elle aurait diffamé le cardinal par ses déclarations aux médias. L’avocat a par ailleurs rappelé que Paméla n’a accordé que très peu d’entrevues.

Une fuite non élucidée

C’est en janvier 2023, soit environ 5 mois après le dépôt de la Demande introductive d’instance que Paméla Groleau tiendra, dans les bureaux de ses avocats, une conférence de presse. Elle y dévoilera d’abord son nom. «Je ne suis plus F. Je suis Paméla Groleau», dira-elle avant de lire une longue déclaration dans laquelle elle ne mentionne aucunement les gestes commis par le cardinal à son égard.

Elle affirme plutôt que le combat qu’elle mène doit devenir celui «de tous les chrétiens et chrétiennes qui ont mal à leur Église et qui souhaitent la voir s’épurer des abus de toutes sortes afin qu’elle retrouve sa pertinence et sa crédibilité».

À cette époque, Paméla Groleau était déjà visée par une poursuite en diffamation par le cardinal Ouellet. Celui-ci avait en effet annoncé son intention d’intenter une poursuite dès le 13 décembre 2022. Cette mise en accusation avait surpris les observateurs, étant donné le caractère confidentiel du processus de plainte mis en place dans l’archidiocèse de Québec. Comment le cardinal Ouellet a-t-il obtenu l’identité de celle que l’on connaissait encore uniquement comme « F. »? Cette question n’a guère été soulevée lors du procès qui s’est tenu en mars 2026.

Réactions du juge Castonguay

Lors de la plaidoirie de Me Justin Wee, le juge Martin Castonguay a parfois montré des signes d’agacement.

Les événements que Paméla Groleau a racontés au pape François dans sa lettre de janvier 2021 sont identiques à ceux relatés dans la Demande introductive d’instance, a plaidé Me Wee. Ils n’ont pas changé durant le procès lorsqu’elle a relaté les embrassades, les mains dans le dos et le massage des épaules. Cette dernière mention a fait bondir le juge Martin Castonguay : «Au début, c’était un massage de cinq minutes. Si on arrête l’audition cinq minutes, ça va être très long. Ne dites pas que ça n’a jamais changé».

Lorsque l’avocat Justin Wee est revenu sur l’épisode du chuchotement à l’oreille («Mais ça fait deux fois qu’on se voit cette semaine. Mais je peux bien vous embrasser à nouveau. Il n’y a pas de mal à se gâter un peu.»), il a plaidé que ce chuchotement pouvait avoir une connotation sexuelle. Le juge Castonguay a encore vivement réagi. Ce sont des «propos de mononcle», a-t-il dit, «mais des propos de nature sexuelle, j’ai un problème avec ça».

Deux autres femmes témoignent

Durant ce procès, deux autres témoignages de femmes rapportant avoir subis des gestes inappropriés par le cardinal Ouellet ont été entendus.

Marie-Louise Moreau, une dame de 84 ans, a affirmé avoir subi une agression au Grand Séminaire de Montréal en 1992. Lors de son témoignage, elle a expliqué qu’elle s’affairait, comme bénévole, dans la sacristie à insérer les signets des lectures du jour dans l’évangéliaire, le missel et le lectionnaire. Le célébrant, le sulpicien Marc Ouellet, se serait alors placé derrière elle et aurait déposé ses mains sur la table où elle travaillait, de chaque côté d’elle. «Il a frotté son bassin contre mes fesses». Elle raconte avoir levé la main droite afin de se dégager et avoir quitté aussitôt la sacristie et le Grand Séminaire. Longtemps, a-t-elle confié, elle a évité de circuler sur la rue Sherbrooke Ouest, craignant de rencontrer l’abbé Ouellet.

Depuis, chaque fois qu’elle voit le nom du cardinal dans les médias, elle revit cet événement. «Cela fait 34 ans. Et chaque fois, je me revois prisonnière et tout ce que je souhaite, c’est de m’échapper», a-t-elle dit au juge Castonguay.

L’autre femme s’appelle Mélissa Trépanier et était une amie de longue date du cardinal, qu’elle considérait comme un «père spirituel» et à qui elle vouait une grande admiration.

Le 7 juillet 2014, elle raconte avoir reçu un appel téléphonique du cardinal Ouellet l’invitant chez lui en soirée, alors qu’il était de passage au Québec. Mélissa est accompagnée de son fiancé et ils discutent avec le cardinal de leurs problèmes financiers. «La soirée s’est bien passée», mais au moment du départ, «lors du deuxième câlin», le cardinal «s’est empressé de glisser un 50$ dans mon gilet vis-à-vis le haut de ma poitrine».

«J’ai gelé sur place et il a arrêté. Puis il l’a poussé un peu plus loin». Elle précise ensuite «trop loin».

Mélissa Trépanier mentionne qu’elle ne voulait pas en parler «parce que j’avais peur que ça se sache et je ne voulais surtout pas détruire la réputation de Mgr Ouellet, qui est si fragile au Québec».

Au palais de justice, vendredi dernier, elle a déclaré avoir écrit un bref courriel au cardinal. «J’apprécierais que vous ne fassiez plus de geste du genre envers moi ni envers qui que ce soit. N’oubliez pas que vous représentez l’Église. S’il vous plaît, ayez un peu de retenue et gardez vos mains chez vous.»

Le cardinal lui aurait répondu être surpris par le ton de «son mail». Il s’est déclaré «abasourdi» d’apprendre le geste qu’elle lui reproche. «Si je t’ai offensée, je te demande pardon.»

«Il ne reconnaissait pas la gravité de la faute», a déclaré vendredi Mélissa Trépanier, la voix tremblante.

Mme Trépanier n’a jamais qualifié ce geste du cardinal d’agression sexuelle. L’événement qu’elle a relaté vendredi n’est pas non plus évoqué, à ce jour, dans l’action collective contre l’archidiocèse de Québec.

Elle raconte par ailleurs que c’est le cardinal Gérald Cyprien Lacroix qui l’encouragé à écrire au pape François. C’est ce même cardinal qui, sept ans plus tard, a conseillé à Paméla Groleau d’écrire elle aussi au pape François. Mélissa Trépanier a rappelé vendredi dernier que sa lettre au pape François se terminait ainsi: «Je ne veux aucunement porter plainte, à moins que vous me le demandiez».

On ne sait pas si les témoignages de Marie-Louise Moreau et de Mélissa Trépanier, que le juge Castonguay a permis «sous réserve», seront utilisés dans le jugement qu’il rendra dans quelques mois. La poursuite s’est objectée à ces témoignages, affirmant qu’ils n’étaient aucunement liés aux propos diffamatoires qu’aurait formulés Paméla Groleau.

Un «geste malencontreux»

Le cardinal Marc Ouellet a répété régulièrement ces derniers jours au palais de justice de Montréal qu’il n’a jamais agressé Paméla Groleau, ni d’autres femmes d’ailleurs. Durant de son propre interrogatoire mené par son avocate Dominique Ménard, il a toutefois reconnu avoir posé un «geste malencontreux» envers Mélissa Trépanier lorsqu’il a glissé un billet de 50$ dans son gilet. «Il s’agit d’un geste malencontreux. J’ai commis une erreur», a reconnu le lundi 2 mars le cardinal Marc Ouellet.

Le cardinal Ouellet a repris les mêmes propos le lendemain, devant l’avocat Alain Arsenault qui le contre-interroge : «Je n’ai pas eu une bonne réaction», répond le cardinal. «Ce fut une maladresse. Je le reconnais. Il s’agit d’un geste malencontreux qui a duré quelques secondes. J’ai commis une erreur». «Mais je vous assure que ce geste n’avait aucune connotation sexuelle», a alors lancé le cardinal, en élevant la voix.

Le lundi 9 mars, durant sa plaidoirie, l’avocate Dominique Ménard a indiqué que le cardinal avait présenté dès 2014 ses excuses à Mélissa Trépanier. Le juge Castonguay l’a aussitôt interrompue et a lancé: «Il ne s’est pas excusé».

Concernant le témoignage de Marie-Louise Moreau, le cardinal Marc Ouellet a dit éprouver de la compassion envers elle. «Mais je ne suis pas la personne dont elle parle», a-t-il toutefois affirmé le lundi 9 mars.

Invités comme témoin, l’abbé Pierre Léger, aujourd’hui curé de la paroisse Saint-Anges de Lachine, et l’évêque de Timmins, Serge Poitras, à l’époque professeur au Grand Séminaire, ont confirmé qu’au printemps 1992, les messes dominicales publiques se déroulaient dans la chapelle du Collège de Montréal et non pas au Grand Séminaire.

Ce n’est qu’après le mois d’août 1992, expliquent-ils, que les célébrations ouvertes aux fidèles se tiennent au Grand Séminaire, le Collège de Montréal n’était plus administré par les Prêtres de Saint-Sulpice. De plus, au Grand Séminaire, ce sont des séminaristes et non pas des laïcs qui sont responsables de la préparation liturgique des célébrations, ont affirmé les témoins.

Rétablir son honneur

Jamais durant ce procès il n’a été question de la somme de 100 000 $ que réclame le cardinal Marc Ouellet à Paméla Groleau en raison des propos diffamatoires qu’elle a formulés à son endroit. Pas intéressé par des «bénéfices matériels», le cardinal Marc Ouellet a dit souhaiter avant tout que soient rétablis «son honneur et son intégrité».

Au terme de ce procès de sept jours, le juge Martin Castonguay a pris l’affaire en délibéré. Dans son jugement, en évaluant les preuves et les témoignages présentés, il devra statuer sur plusieurs questions.

Paméla Groleau a-t-elle affirmé publiquement avoir été agressée sexuellement par le cardinal Marc Ouellet? N’est-ce pas plutôt ses avocats ainsi que les documents judiciaires déposés dans le cadre de l’action collective qui ont émis ces allégations? L’agente de pastorale peut-elle être tenue responsable du contenu des articles qui ont mentionné l’action collective contre l’archidiocèse de Québec en ne s’intéressant qu’au cardinal Ouellet en raison de son rang dans l’Église catholique? Et en joignant l’action collective, devient-elle responsable de ce qui est mentionné à son sujet dans les documents judiciaires?

Le juge Martin Castonguay n’a pas précisé quand il rendra son jugement.

par François Gloutnay

Voir aussi

Allégations d’abus contre le cardinal Marc Ouellet, 16 août 2022

Le Vatican n’a pas suivi ses propres règles, 17 août 2022

«Je ne suis plus F. Je suis Paméla Groleau.», 13 janvier 2023

Le cardinal Marc Ouellet contre l’agente de pastorale F.: le procès en diffamation s’ouvre lundi, 27 février 2026

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